La mode, la mode, la mode

Portrait de Marie-Antoinette vers 1776 par Jean-Marie Ribou - A droite en haut: portrait de Marie-Antoinette par Elisabeth Vigée-Lebrun en 1778. A droite en bas: chaussures ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette, vendues aux enchères à Drouot à Pris en 2012 © RMN-Grand Palais/Domaine de Chantilly/Thierry Ollivier - The Art Archive / Musée du Château de Versailles / Gianni Dagli Orti - KENZO TRIBOUILLARD / AFP
Portrait de Marie-Antoinette vers 1776 par Jean-Marie Ribou – A droite en haut: portrait de Marie-Antoinette par Elisabeth Vigée-Lebrun en 1778. A droite en bas: chaussures ayant appartenu à la reine Marie-Antoinette, vendues aux enchères à Drouot à Pris en 2012 © RMN-Grand Palais/Domaine de Chantilly/Thierry Ollivier – The Art Archive / Musée du Château de Versailles / Gianni Dagli Orti – KENZO TRIBOUILLARD / AFP

En ce mois de décembre, le Royal Blog de Paris Match termine sa série qui vous propose de mieux connaître la reine Marie-Antoinette. Quatrième et dernier épisode: Marie-Antoinette, une vraie fashionista qui lance les modes dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.

 

«La jeune reine n’est pas à la mode, elle est la mode». Dans son livre-coffret «Un jour avec Marie-Antoinette», publié en octobre dernier aux éditions Flammarion, Hélène Delalex, attachée de conservation du patrimoine au château de Versailles, en charge de la Galerie des carrosses, est formelle. «Ses goûts affirmés et toujours dans l’air du temps, comme son audace à arborer les créations d’«avant-garde», font d’elle une icône de la mode: à la Cour, à Paris, toutes les femmes essayent de lui ressembler», explique-t-elle au sujet de l’épouse du roi Louis XVI.

CHAQUE SAISON, MARIE-ANTOINETTE A 36 NOUVELLES TENUES

Portrait de Marie-Antoinette par Elisabeth Vigée-Lebrun en 1778 The Art Archive / Musée du Château de Versailles / Gianni Dagli Orti
Portrait de Marie-Antoinette par Elisabeth Vigée-Lebrun en 1778 The Art Archive / Musée du Château de Versailles / Gianni Dagli Orti

Habilement conseillée par sa modiste Rose Bertin, Marie-Antoinette dépense sans compter pour enjoliver ses toilettes. «La représentation est pour elle une ivresse et rien n’est jamais trop beau pour éblouir l’assemblée à chacune de ses apparitions», souligne Hélène Delalex. Celle-ci signale que trois fois par an, à chaque saison, la garde-robe de la reine s’enrichit de 36 nouvelles tenues, réparties en trois ensembles. Soit «douze «grands habits» pour les grandes circonstances, douze «robes riches sur grand panier», et douze «petites robes de fantaisie» pour les après-midi et les petits soupers. À cela s’ajoutent les robes particulières, habits de grossesse et costumes d’amazone pour la chasse…».

Si l’on imagine généralement Marie-Antoinette vêtue de ses somptueuses robes à paniers richement ornées de bijoux, rubans et autres guirlandes de fleurs brodées, la jeune femme privilégiait aussi des tenues plus confortables. «Le port du grand habit de Cour constituait une véritable épreuve physique pour les femmes, raconte l’historienne de l’art. Aussi, vers 1780, Marie-Antoinette préconise de ne le porter qu’exceptionnellement. Il est remplacé par la robe à française caractérisée par son dos flottant formé de plis amples partant sous l’encolure et dégageant la taille, plus souple et confortable.»

«EN CHEMISE», MARIE-ANTOINETTE FAIT SCANDALE

La reine va même plus loin. «Dans son Petit Trianon, Marie-Antoinette adopte un style très en vogue. Les robes à l’anglaise, dites «en chemise» ou «en gaulle», réalisées dans une seule pièce de linon ou de mousseline de coton», indique Hélène Delalex. Retenues par de larges rubans noués dans le dos, celles-ci sont portées, les cheveux détachés, avec de grands chapeaux de paille piqués de fleurs. Un look qui était, bien évidemment, plus facile de copier que les traditionnelles robes de Cour. «Ces «robes à la reine», bientôt imitées par le Tout-Paris, rapprochent dangereusement l’image de Marie-Antoinette de celle des actrices, et abolissent la distinction ancestrale entre la reine et ses sujets, une distinction qui passait aussi par la richesse du costume», analyse-t-elle.

Si Marie-Antoinette, qui se plait à jouer à la bergère avec ses enfants dans son Petit Trianon à Versailles, apprécie la modernité et la liberté de ce type de tenue en cette fin du XVIIIe siècle où Jean-Jacques Rousseau prône le retour à la nature, l’image que renvoie la reine choque l’opinion. D’ailleurs, le portrait de «Marie-Antoinette en chemise» qu’Élisabeth Vigée-Lebrun expose en 1783 fait scandale. On trouve que l’épouse du souverain se montre en «négligé», dans son intimité. Heureusement que sa mère, la très stricte Marie-Thérèse d’Autriche, était morte depuis trois ans. Sans doute aurait-elle été horrifiée de voir sa fille ainsi figurée, même si, quelques années auparavant, elle lui conseillait davantage de simplicité. Mais c’était alors de coiffure dont il s’agissait.

«CE N’EST PAS LE PORTRAIT D’UNE REINE… C’EST CELUI D’UNE ACTRICE»

Hélène Delalex narre qu’à son arrivée à la cour de France, la toute jeune Marie-Antoinette adopte avec le plus grand bonheur la très excentrique mode des «poufs» qui lui permet d’orner sa chevelure des décorations les plus variées. Et de rappeler que sous ce nom se cachaient des «sortes de coussins gonflés de crin, gazes et faux cheveux sur lesquels sont accrochés les objets les plus extraordinaires: cornes d’abondance, oiseaux exotiques, jardins et prairies, petites scènes de théâtre, mappemondes, navire sur des flots agités… À ces ornements, il fallait encore ajouter les rubans, fleurs, nattes et boudins en cheveux, le tout surmonté d’une touffe de plumes.»

Un look qui accable la mère de la reine. Ayant appris, en 1775, que Marie-Antoinette arborait une coiffure de 87,5 cm de hauteur, Marie-Thérèse prend sa plume. «Vous savez que j’étais toujours d’opinion de suivre les modes modérément, mais de ne jamais les outrer. Une jeune jolie reine, pleine d’agréments n’a pas besoin de toutes ces folies. Au contraire, la simplicité de la parure fait mieux paraître et est plus adaptable au rang d’une reine», écrit-elle alors à sa fille. Mais celle-ci n’a que faire de l’avis maternel et n’hésite pas à adresser un nouveau portrait d’elle «à la dernière mode» à l’impératrice à Vienne. Laquelle renvoie aussitôt le tableau, n’y allant pas par quatre chemins pour dire ce qu’elle en pense. «Non, ce n’est pas le portrait d’une reine de France, il y a erreur, s’écrit-elle, c’est celui d’une actrice…!», rapporte l’historienne de l’art.

by Dominique Bonnet

Source: Paris Match

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Élisabeth Louise Vigée Lebrun

Paris, Grand Palais, du 23 septembre 2015 au 11 janvier 2016.
New York, The Metropolitan Museum of Art, du 9 février au 15 mai 2016.
Ottawa, Musée des Beaux-Arts du Canada, du 10 juin au 12 septembre 2016.

« Morte en 1842 sous Charles X ». Voilà comment commence une émission de France-Culture, La Dispute, diffusée le 14 octobre dernier et qui avait pour objet notamment de critiquer l’exposition Vigée Le Brun du Grand Palais. On pourrait bien sûr penser à un lapsus comme cela peut arriver à tout le monde si l’on ne trouvait pas déjà celui-ci dans un article de Télérama paru dix jours plus tôt. De là à penser qu’on répète sans réfléchir, il n’y a qu’un pas. Mais cela ne serait rien sans le débat qui a suivi, entre Jean-Max Colard (journaliste aux Inrockuptibles) et Corinne Rondeau (critique d’art et maitre de conférence en esthétique et sciences de l’art à l’université de Nîmes). Il faut, réellement, écouter celui-citant le nombre d’âneries proférées y est sidérant. Certes, l’exposition, excellente, a quelques petit défauts, le principal étant sûrement d’avoir voulu présenter trop d’œuvres, certaines étant parfois dispensables (on pense aux deux pastels récemment acquis par le département des Arts Graphiques du Louvre dont celui-ci aurait réellement pu faire l’économie – voir labrève du 23/3/14). Mais après avoir écouté cette émission, on n’a plus qu’une envie : défendre bec et ongles cette rétrospective complète, bien présentée1, qui rend hommage au grand talent de l’artiste et bénéficie d’un catalogue d’une érudition remarquable, en attendant la somme définitive que constituera le catalogue raisonné à venir de Joseph Baillio, l’un des deux commissaires de l’exposition.

Selon Jean-Max Colard, cette exposition est « politiquement irresponsable » ! Car Vigée Le Brun, le croirez-vous, a peint essentiellement des aristocrates, la famille royale et même Marie-Antoinette, à plusieurs reprises (ill. 1). Le critique d’art aurait donc « rêvé » pour contrebalancer ce politiquement très incorrect qu’« on entende les chants de la Révolution » ! C’est martial, c’est solennel. C’est grotesque. D’autant qu’entre 1789 et 1802, Elisabeth Vigée Le Brun est en exil et parcourt l’Europe. La Révolution en tant que telle échappe donc logiquement au propos de cette exposition, même si évidemment elle y est toujours présente en arrière-plan, notamment dans les textes du catalogue. Cette fuite est sans doute honteuse pour nos moralistes et révolutionnaires contemporains qui auraient préféré peut-être, à défaut de se convertir à la Révolution comme Adélaïde Labille-Guiard, qu’elle soit décapitée comme ses amis d’enfance, la peintre Anne Rosalie Bocquet (dont on voit le joli autoportrait dans l’exposition) et Mme Chalgrin, femme de l’architecte Jean-François Chalgrin et fille de Joseph Vernet, pour avoir « brûlé les bougies de la nation » ! Avant le départ d’Élisabeth Vigée Le Brun, Anne Rosalie Bocquet (Mme Filleul) lui avait dit « je reste car je crois au bonheur que doit nous procurer la révolution ».

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Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) Étude de ciel, 1821 Pastel -15,5 x 21,2 cm Collection particulière Photo : D. R.

Selon Corinne Rondeau, qui s’en indigne, « Vigée Le Brun n’aurait jamais intégré l’Académie si Marie-Antoinette n’avait pas poussé derrière. », ce qui n’est pas tout à fait faux, à défaut d’être scandaleux : l’appui de la famille royale fut en effet déterminant pour que l’Académie accepte, contre le règlement, l’épouse du marchand de tableau Jean-Baptiste Le Brun. On apprend, toujours de la même critique, qu’« être en exil ne change rien à sa peinture », et que « la seule qualité qu’on peut attribuer à Vigée Le Brun, c’est qu’elle a inventé la typologie » (sic). Le plus drôle vient à la fin, et cela vaut le coup de citer l’intégralité de la remarque : « On apprend qu’elle a fait plus de 200 pastels de paysage […] et on nous dit ils sont très rares, il y en a une dizaine. Ça veut rien dire. Ça veut rien dire. Ou vous les montrez ou vous les montrez pas. » Si Corinne Rondeau avait lu le catalogue, elle aurait peut-être appris que sur ces 200 pastels, on n’en conserve que moins d’une dizaine. Et que le Grand Palais en montre huit (ill. 2). On comprend néanmoins ce qu’aurait été une rétrospective « responsable politiquement » : deux cent paysages de Vigée Le Brun.

Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) La baronne de Crussol, 1785 Huile sur panneau - 113,8 x 84 cm Toulouse, Musée des Augustins Photo : Musée des Augustins
Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) La baronne de Crussol, 1785 Huile sur panneau – 113,8 x 84 cm Toulouse, Musée des Augustins Photo : Musée des Augustins

Mais revenons à l’exposition qui, fort heureusement, attire les foules2. Elle offre, outre une délectation esthétique, une meilleure compréhension de l’art de Vigée Le Brun qu’on a parfois tendance à sous-estimer. D’abord, elle est l’auteur de nombreux chefs-d’œuvre. On en connaît bien certains comme celui d’Hubert Robert du Louvre (ill. 3), formidablement vivant, ou celui de Marie-Antoinette et ses enfants de Versailles (ill. 4), ou encore celui de la baronne de Crussol de Florensac, et son obsédant costume en étoffe rouge rendu encore plus éclatant par le support en bois sur lequel il est peint (ill. 5). On en découvre beaucoup d’autres grâce aux multiples tableaux provenant de collections particulières : ceux de la cantatrice Louise Rosalie Dugazon ou de la marquise de Grollier pour n’en prendre que deux. On pourrait en citer encore maints exemples, telle la toile de la Fondation Bemberg à Toulouse (ill. 6) représentant Anna Flora von Kageneck qui montre combien l’artiste est une coloriste subtile.

Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) Le comte Emmanuel Nicolaïevitch Tolstoï, 1823 Huile sur toile - 91 x 71,5 cm Collection particulière Photo : D. R.
Élisabeth Vigée Le Brun (1755-1842) Le comte Emmanuel Nicolaïevitch Tolstoï, 1823 Huile sur toile – 91 x 71,5 cm Collection particulière Photo : D. R.

On s’aperçoit que l’art du peintre, s’il reste cohérent du début à la fin, évolue davantage qu’on ne pouvait le penser. Proche, à ses débuts, de Fragonard ou de Greuze, Vigée Le Brun est comparable ensuite par certains côtés à François Gérard, avant d’évoquer d’autres élèves de David, comme Claude-Marie Dubufe à qui fait penser la Jeune femme dite Léontine de Rivière (Saint-Pétersbourg, Ermitage), ou même Ingres. Le superbe portrait du comte Emmanuel Nicolaïevitch Tolstoï (ill. 7) n’est pas si éloigné des œuvres contemporaines de ce dernier lorsqu’il séjourne à Florence (le catalogue évoque avec raison le comte Gouriev de l’Ermitage). Certains de ses portraits montrent même un souffle préromantique comme celui de Madame de Staël en Corinne au cap Misène…
Le parcours est presque entièrement chronologique, ce qui rend cette évolution stylistique assez peu sensible tant elle se déroule sans solution de continuité. Elisabeth Vigée Le Brun n’est pas une révolutionnaire, ni politiquement, ni en peintures. Faut-il le lui reprocher, ou ses tableaux suffisent-ils à la faire passer à la postérité ? On aura compris que la seconde réponse nous semble plus juste.

L’exposition présente également, outre quelques exemples de femmes peintres travaillant à la même époque, des œuvres d’artistes de sa famille qui sont autant de redécouvertes. On savait que son père, Louis Vigée, était un excellent pastelliste (meilleur sans doute qu’elle même, les pastels n’étant pas, si l’on en croit ceux exposés au Grand Palais, le domaine où elle était la plus à l’aise). On ignorait – en tout cas l’auteur de ces lignes – que son mari, Jean-Baptiset Lebrun, n’était pas uniquement marchand de tableaux, mais aussi un fort bon peintre, élève de Boucher et de Deshayes. Son autoportrait (ill. 8) est réellement magnifique, comme l’est celui d’Auguste Louis Jean-Baptiste Rivière, peintre et beau-frère d’Étienne Vigée, le frère d’Élisabeth.

On conclura cette recension en soulignant que si l’on veut réellement bien connaître l’artiste, on doit lire ses Souvenirs. Ceux-ci avaient fait l’objet en 2009 d’une édition commentée par Geneviève Haroche que Joseph Baillio avait chroniqué sur ce site (voir l’article).
Les éditions Cohen&Cohen viennent d’en publier une nouvelle, en trois tomes, illustrés avec une riche iconographie réunie par Patrick Weiller. Le texte intégral en trois volumes est repris dans la forme exacte (typographie et orthographe) de l’édition originale parue entre 1835 et 1837. Il s’agit d’un ouvrage que nous conseillons, comme nous recommandons le catalogue de l’exposition. Je sens qu’on va nous traiter de royaliste !

Commissaires : Joseph Baillio et Xavier Salmon.

Informations pratiques : Galeries nationales du Grand Palais, 3 avenue du Général Eisenhower, 75008 Paris. Tél : +33 (0)1 44 13 17 17. Ouvert du mercredi au samedi de 10h à 22h, le lundi et le dimanche de 10h à 20h, fermé le mardi. Tarif : 13 € (réduit : 9 €)

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The portrait of Marie Antoinette by Elisabeth Vigée-Le Brun inspired a watch’s design

BUSINESSES have to change in order to adjust to the times. One can see this as either a way of survival, or a dedication to producing quality products no matter what.

Watches from Breguet, namely Reine de Naples and Secret de la Reine.
Watches from Breguet, namely Reine de Naples and Secret de la Reine.

Take for example the watchmaker Breguet, which was founded in 1755. In 1782, Marie Antoinette, the Queen of France, ordered a watch from Breguet, fascinated by its No. 2 10/82, which was a self-winding repeater watch with a date calendar. More transactions followed from the queen. In 1783, Breguet received an order (allegedly from an admirer of the queen) for a magnificent and intricate timepiece which would include many, if not all, the horological features present during that time, all in one watch. The order was finally completed in 1827, meanwhile, Marie Antoinette was executed in 1796, and never saw the watch.

In the carnage of the French Revolution that killed Marie Antoinette, a general from obscure Corsica would rise to become Emperor. He unseated many royals from their thrones in his quest for expansion, including Marie Antoinette’s sister, the Queen of Naples. The throne of Naples would then be occupied by Napoleon’s brother, and then his brother-in-law, who was married to his sister, Caroline Murat.

Queen Caroline would be remembered in history for two things: first, she successfully convinced her brother Napoleon of his wife, the Empress Josephine’s infertility, paving the way for his second marriage to Marie Louise, Archduchess of Austria (who was the great-niece of Marie Antoinette, and granddaughter of the Queen of Naples whom Napoleon had ousted). Marriage to the imperial daughter and the son she eventually bore him lent legitimacy to the former soldier’s shaky empire and bought the emperor some time against his enemies.

Second, Caroline commissioned from Breguet one of the world’s first wristwatches, lovingly executed in an ovoid shape by Breguet.

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Marie Antoinette, the Queen of France (left) and Caroline Murat, Queen of Naples (right) both ordered and eventually inspired
ROYAL WATCHES
The watches inspired by the two queens were shown during breakfast at the Raffles Residence Lounge on Nov. 23. The watch inspired by Caroline, the Reine de Naples, had been a staple in the company since the early 2000s, while a watch inspired by Marie Antoinette, the Secret de Reine, had only become a reality in this decade.

The Reine de Naples watches all share the ovoid shape first seen on the wrist of Caroline.

Meanwhile, the Secret de la Reine incorporates Marie Antoinette’s love for games and luxurious simplicity (this was a woman who commissioned the building of a very expensive farm). The watch itself is shaped like an apple, paved with diamonds, while a cover ornamented with a cameo of a rose discreetly but playfully conceals the dial. The watch is attached to a strap crafted to look like a thick ribbon.

The watch’s design was inspired by a portrait of Marie Antoinette by Elisabeth Vigée-Le Brun, the queen’s favorite portraitist. The painting, where she is in a blue dress and holding a rose, was intended to pacify citizens who said that a previous version of the portrait had been too informal (in it she was wearing a white dress and a straw hat, holding the rose in the same pose).

“The logic is that, they want to have more of a… recognition of Marie Antoinette’s days,” said Martin Ganz, vice-president of The Swatch Group (Hong Kong), Breguet Division. “It’s still a tribute to Marie Antoinette.”

Another tribute by the company to Marie Antoinette was the restoration of her “farm” retreat, the Petit Trianon, a project that began in 2007 and ended in 2008.

Added a resource speaker from Breguet, who was present during the breakfast, “We launched these pieces because we know that… the original Queen of Naples [watch] is not enough. We want to push, we want to challenge ourselves, that’s why we… find more inspirations from our patrons.”

There’s a trade in products associated with people who have changed the world, or have become simply famous: take for instance, Jackie O’s Hermes Trim bag, or her daughter-in-law Carolyn Bessette-Kennedy’s favorite perfume. It’s a way of connecting our stories with theirs, even if just in their shopping choices. When asked if Breguet’s products, based on the personalities of Marie Antoinette and Caroline Murat, run on the same principle, Mr. Ganz said, “Maybe not necessarily that person — I don’t think so. I think it’s more a question of… these people realizing that, you know, the wealthy, influential heads of states, royalty today, have these watches. That’s maybe the link there.”

“Number one, for me, you must start with a good product,” said the resource speaker from Breguet, about products that tell stories. “With that right product, you can have millions of words.” — Joseph L. Garcia

Breguet is exclusively distributed in the Philippines by Lucerne.