Grande Exposition: Rodin at the Met: Le Pouvoir des Mains

Date: Sep 16, 2017 — Jan 15, 2018

Lieu: The Met Fifth Avenue, USA

Auguste Rodin

Autoportrait

En 1898, à l’exposition annuelle du Salon de Paris, le sculpteur Auguste Rodin présente deux imposantes statues : Le Baiser et Le Monument à Balzac. Alors âgé de cinquante-huit ans, il est au sommet de sa gloire. Mais ces œuvres témoignent également de son courage face aux revers qu’il subit tant dans sa vie privée (sa maîtresse Camille Claudel vient de mettre un terme à leur liaison) que professionnelle. En effet, le couple enlacé du Baiser devait, à l’origine, être réalisé à plus petite échelle pour figurer sur une porte monumentale commandée par le gouvernement français.

Connue sous le nom de Porte de l’Enfer, elle devait s’ouvrir sur un musée des Arts décoratifs. Rodin y a travaillé plus de vingt ans. Or, en 1898, il est évident que ce musée ne verra jamais le jour.

Troisième Maquette pour la Porte de l’Enfer, 1880. Plâtre, 111,5 x 75 x 30 cm. Musée Rodin, Paris

Pour le Salon, le sculpteur décide donc d’accroître les proportions de son œuvre en marbre massif. Le destin du Balzac comme monument public est également malheureux. En 1891, la Société des Gens de Lettres commande à Rodin une sculpture en hommage au grand écrivain. Après sept ans de travail, l’artiste décide d’exposer l’œuvre alors presque achevée. Quand les commanditaires découvrent le Balzac, grossièrement coulé dans le plâtre, ils rompent le contrat avec Rodin.

Le Monument à Balzac, 1897. Bronze, 270 x 120 x 128 cm. Musée Rodin, Paris

Des deux œuvres exposées au Salon émane une forte charge d’énergie érotique. Pourtant leurs styles, très différents, presque opposés, mettent en valeur l’élément de volupté érotique, de force sensuelle et de suprématie sexuelle qui préoccupe alors Rodin. Les différences entre ces deux statues frappent d’emblée. Si l’observateur contemporain s’étonne qu’elles aient été créées par la main d’un seul et même homme, les foules parisiennes, en les découvrant lors du Salon, le sont également, si ce n’est plus.

Le Baiser est délicatement taillé dans un marbre blanc et brillant. Ses amants majestueux sont idéalisés et divinement beaux. Le Balzac, en revanche, sommairement coulé dans le plâtre (d’autres versions en bronze et en marbre seront réalisées), est extrêmement repoussant.

Le Baiser, 1888-1889. Marbre, 181,5 x 112,3 x 117 cm. Musée Rodin, Paris

Ses profils heurtés, ses textures rugueuses et le mépris presque absolu de Rodin pour les détails anatomiques, la précision et la finition, effrayent presque l’observateur. Le couple enlacé du Baiser semble jouer une scène de séduction, avec tendresse. Les personnages sont inspirés par les amants de Dante, Paolo et Francesca, éternellement damnés pour inceste. Ici, rien n’annonce leur sort terrible et poétique (même si Rodin en exécute une autre version plus sombre destinée à la Porte de l’Enfer). La femme prend les initiatives : elle embrasse passionnément son amant…

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